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Les Notes Intelligentes

🧠 La stratĂ©gie par vision : quel-le type d’entrepreneur-e ĂŞtes-vous ? (I/III)

Êtes-vous plutôt un-e entrepreneur-e à vision basse ou à vision haute ?

Regardez-vous plutĂ´t vos pieds en marchant ou loin devant vous ?

L’entrepreneur-e court-termiste

Il y a les entrepreneurs qui ont une vision proche — dite “basse” — à l’affût de ce qui bouge (mouvements “de sol”) : ce qui est tendance, ce qui est en train de faire du buzz, ce qui est tout juste viral, ce qui prend de l’ampleur maintenant, ce qui sera en tête d’affiche dès demain.

Ce sont des entrepreneurs très souvent digitaux : adeptes de nouvelles technologies ou alors de réseaux sociaux d’actualités comme Twitter ou Reddit (Non, vous ne trouverez pas la prochaine poule aux œufs d’or sur Facebook ou Linkedin…). Ce sont des individus qui sont ou adoptent un tempérament rapide et solitaire, car construire seul permet d’aller plus vite sans l’attente de tiers.

Nous pouvons citer, à l’heure d’aujourd’hui : les adeptes des cryptomonnaies, les webmarketeurs/ses, les référenceurs/ses black-hat, les adeptes de la bourse à court-terme, l’achat-revente immobilière, les VDI, les ambassadeurs, les influenceurs.

Les outils et les moyens utilisés sont : l’automatisation, les bots (softwares), l’intelligence artificielle de surface, le low-cost, l’affiliation, les tunnels de vente online, les sites générateurs de prospects, les formulaires d’inscriptions, les landing pages, l’emailing, les groupes Facebook, la messagerie Messenger, la messagerie LinkedIn, la messagerie Instagram, le marketing relationnel, l’infuence marketing, l’oubound marketing.

Puis,

L’entrepreneur-e long-termiste

Il y a les entrepreneurs qui ont une vision éloignée — dite “haute” — à la recherche de ce qui change (mouvements “d’horizon”) : tous les mouvements de fond, les changements de moeurs et d’habitudes, ce qui commence à peine à éclore, ce qui vient seulement de naître, ce qui n’existe pas encore et ce qui sera une évidence, mais seulement dans plusieurs mois ou années.

Ce sont des entrepreneurs qui désirent apporter une preuve de leur travail sur du offline : du physique. Bien que leur impact se doit d’être digital aussi, les résultats doivent êtres palpables et pas uniquement numériques. Ce sont des individus qui sont ou adoptent un tempérament lent et collaboratif/coopératif, car construire à plusieurs permet d’aller plus loin qu’avec un seul cerveau.

Nous pouvons citer, à l’heure d’aujourd’hui : les eBusiness Developers, les marketeurs/ses multicanaux, les ingénieurs, les artisans, les orfèvres, les auteurs, les techniciens, les inventeurs, les artistes.

Les outils et les moyens utilisés sont : la production, l’industrialisation, le content marketing, le freemium, le brick&mortar, les plans de communications, les business plans, la planification stratégique, le networking, l’évènementiel, le bouche-à-oreille, la publication sur les plateformes sociales, l’échange individuel, l’inbound marketing.

Évidemment, l’un ne prévaut pas sur l’autre. Chacun d’entre nous possède une appétence pour une vision ou pour la seconde : c’est notre personnalité — patiente ou impatiente — qui influence notre prédilection avec le Sol ou l’Horizon. Mais qu’est-ce qui est le mieux entre une vision basse à court-terme et une vision haute à long-terme ? 

Les deux ou aucune.

Par exemple, regarder toujours devant soi plutôt que là où nous mettons les pieds, donc le sol, nous garantit quelques belles chutes et trébuchements auprès d’obstacles bas, au sol.
D’un autre côté, garder les yeux rivés sur nos pieds ne nous permet pas de prendre la bonne direction et de trouver notre propre ligne d’arrivée : il y a moins de risques de chutes, mais plus de risques de pertes.

La logique voudrait que l’on alterne entre regarder l’horizon et jeter des coups d’oeils réguliers là où nous mettons les pieds. C’est, je pense, ce que nous faisons tous lorsque nous marchons, lorsque nous nous promenons, lorsque nous nous baladons.

Alors pourquoi ne pas adopter cette même logique dans l’établissement d’une stratégie et la construction d’un business ?

True Story.

Nous étions tout début Mars. Je me souviens ce jour, où j’étais désespérée d’attendre ce fameux DataDock, clé de ma mission sociale et économique : pouvoir faire financer mes formations sur l’entrepreneuriat par les indépendants. Lorsque Steliana (nb : mon accompagnatrice en création d’organisme de formation et collaboratrice des Soirées de la Formation) m’a appelée ce Samedi matin-là, j’étais encore entrain de régler des problèmes personnels un peu déroutants. J’en avais carrément oublié ce Saint Graal qu’est le DataDock.

Vols, endettement et surendettements, coupures internet, copropriété en péril, retards administratifs, échecs commerciaux, pandémie, objectifs décalés, récession économique… J’avais beau avoir eu la fève en Janvier dernier, 2020 fut une belle année de chiotte.

“Et bien… Ça y est, tu as ton DataDock.”  

m’annonce Steliana Nikolov.

Je ne m’y attendais pas ou plus : cris de joie, poing de la victoire. J’étais comme une dingue. Les affaires reprennent, les affaires commencent !
Coronavirus en Chine ? Justice ? Manque de sécurité ? Précarité ? Administration française ? Organismes de financement ? Fibre optique défectueuse ? Quels problèmes ? Ah, moi j’aime les problèmes. Ha-Ha Je me ris des problèmes.

Sauf que, subrepticement, le simple “Corona” chinois qui nous faisaient rire en Europe est venu jusqu’à nous. COVID-19 désormais, a fermé nos Écoles. Pour ma part ce n’a pas changé mon monde. Sûrement celui de mes ami-e-s et client-e-s parents. Puis, COVID-19 a fermé nos commerces, nos lieux de vie, de plaisir.

Je sortais d’une soirée “Raclette-Maison” lorsque la nuit même presque tout fermait ses portes. Il n’a pas fallu d’une grande imagination pour deviner la suite : le confinement national. Puis mondial : la pandémie et la récession économique.

Le Timing d’une stratégie doit influencer sa vision.

Tout d’un coup, tout ce que j’avais construit depuis des mois s’est arrêté net. C’était en passe d’éclore, mais le processus a été stoppé. Plus d’interlocuteurs administratifs, plus de budgets publics, plus de pouvoir d’investissement, plus de prestations, plus de regroupements, plus d’ateliers, plus de formations … Plus d’achats, plus de ventes, donc plus d’échanges.

Je suis une stratégiste à vision haute d’horizon. Tout ce que j’imagine, construis, créé et développe est basé sur le moyen à long-terme. Je mets des mois à obtenir les premiers résultats. Mais quand ils arrivent : ils sont grandioses. Et ces premiers effets devaient arriver au courant du deuxième trimestre de 2020 : l’inauguration folle de TheBuildery Academy, le début de scalabilisation du business model de TheBuildery, la génération des richesses et de mon pouvoir d’investissement.

De par cette appĂ©tence naturelle pour le long-terme et le “Grand” en parfaite harmonie avec ma personnalitĂ©, je n’ai pas songĂ© Ă  mettre en place des actions de court-terme : ePublicitĂ©, affiliation, prospection, promotions … Lorsque la gestion financière est bonne, nous n’avons pas l’obligation de fournir des actions Ă  court-terme, d’autant plus lorsque nous prĂ©fĂ©rons l’inbound marketing*. Et l’on se dit que nous sommes bien meilleurs dans ce que nous prĂ©fĂ©rons faire.

Travailler pour soi c’est beau : c’est la liberté de création et la liberté de choisir de faire ce qu’il nous plaît. C’est la prise de décision émotionnelle, basée sur nos envies, notre confort et notre satisfaction immédiate. Sauf que dans les comportements et les actions que nous privilégions par appétence, nous creusons nos propres faiblesses dans un monde qui va dans le sens de tout le monde, et à la fois, de personne.

En prenant ma situation comme étude de cas, je perçois une gestion du risque étouffée par l’émotionnel dégagé par la vision haute : l’ambition (besoin humain), la rêverie (introversion) et le confort cognitif (habitudes et appétences). 

L’attitude Ă  adopter est alors rationnelle : analyser les avantages et les inconvĂ©nients dĂ©gagĂ©s par chacune des deux stratĂ©gies en fonction des ressources Ă  notre disposition :

  • La trĂ©sorerie (notre capacitĂ© d’investissement et notre pouvoir d’achat)
  • Le timing (le temps de travail quotidien/hebdomadaire, les deadlines)
  • Le savoir-faire (les compĂ©tences techniques et les capacitĂ©s intellectuelles)
  • Le savoir-ĂŞtre (les capacitĂ©s psychologiques, Ă©motionnelles et comportementales)

Si une bonne stratĂ©gie de crĂ©ation du de dĂ©veloppement de projet, d’entreprise, se doit d’employer des actions Ă  court et Ă  long terme, savoir oĂą et quand les placer est essentiel. Car les stratĂ©gies Ă  vision basse servent les stratĂ©gies Ă  vision haute, nous allons explorer les caractĂ©ristiques des deux :

  1. La Vision Basse, dite de “Sol”
  2. La Vision Haute, dite de “Horizon”

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