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Le Journal d'un-e Solopreneur-e

📒 “Il faut que ça te coĂ»te”, les paroles intelligentes d’une indĂ©pendante

Ep#5 | Ce que la consommation, la dĂ©pense, apportent en discipline par le mĂ©rite et l’effort.

“L’argent c’est mal, l’argent c’est pour les capitalistes et les Ă©goĂŻstes.”

Mais l’argent n’est que ce que son propriĂ©taire dĂ©cide d’en faire. Alors qui est rĂ©ellement mauvais ? Et pourquoi maudissons-nous l’argent alors que nous avons, en mĂȘme temps, les yeux qui pĂ©tillent lorsque nous accĂ©dons Ă  celui-lĂ  mĂȘme ? Est-ce que l’argent est un moyen d’échange sale et Ă©goĂŻste ? Ou est-ce juste le miroir de nos propres comportements ?

True story.

Il fut un jour, oĂč je tenais une sessions stratĂ©gique avec ma collab’ et cliente Peggy Massol, coach-alchimiste en identitĂ© avec Couleur et Sens. Nous rĂ©flĂ©chissions sur les stratĂ©gies digitales adaptĂ©es Ă  son business et Ă  sa personnalitĂ©. Elle Ă©tait en train de recrĂ©er ses offres pour se spĂ©cialiser sur le coaching et dĂ©lĂ©guer toute la partie technique du graphisme et du design pur. Elle propose dĂ©sormais des coaching de trĂšs forte valeur ajoutĂ©e, qui coĂ»te donc bien plus cher que ces anciennes prestations.

La veille, elle avait eu une premiĂšre proposition d’une prospect trĂšs prometteuse et touchante. Mais son budget Ă©tait bien en dessous du montant nĂ©cessaire pour accĂ©der Ă  ce coaching complet. Je lui insuffle le besoin de sectionner cette belle prestation en plus petits services afin de pouvoir toucher cette partie de sa clientĂšle cible, idĂ©ale, mais avec des moyens plus faibles. En discutant de ce cas client avec elle, elle m’a dis une phrase qui m’a frappĂ©e et Ă©clairĂ©e :

“Je sais qu’elle n’a pas de l’argent en abondance, mais il faut que ça lui coĂ»te.”

Peggy Massol

“Il faut que ça lui coĂ»te.”

C’est ça ! C’est ça la clĂ© de l’intĂ©rĂȘt, de la discipline, du mĂ©rite et de la satisfaction : c’est la rĂ©compense d’un effort. L’argent est durement gagnĂ©, surtout au dĂ©but de notre vie, enfin j’espĂšre qu’il l’a Ă©tĂ© pour vous, en toute bienveillance (l’effort est la meilleure chose que je peux vous souhaiter). Parce que c’est cette difficultĂ© qui a fait de vous ce que vous ĂȘtes, dans votre puissance, votre force, votre adaptabilitĂ© et votre volontĂ©. Comme tout organisme vivant, plantĂ©s animaux, organes et systĂšmes immunitaires, c’est la souffrance raisonnable et l’effort suffisant qui nous aide Ă  nous renforcer, physiquement, Ă©motionnellement, intellectuellement … mais aussi financiĂšrement.

La pauvretĂ©, malheureusement, ce n’est pas que l’absence de ressources matĂ©rielles. C’est avant tout l’impossibilitĂ© d’évoluer et de s’adapter. C’est le manque de progression et de renforcement : c’est la faiblesse.

Être pauvre, c’est ne pas pouvoir aller lĂ  oĂč cela nous coĂ»te, plutĂŽt que lĂ  oĂč cela nous consomme.

Laissez-moi vous expliquer :

Le coĂ»t, mesure de l’ambition et crĂ©ateur de discipline.

Avez-vous dĂ©jĂ  rĂ©cupĂ©rĂ© un produit (ou un service) offert, sautĂ© sur une promotion folle de -80% ou dĂ©nichĂ© une trĂšs, trĂšs bonne occasion ? L’avez-vous utilisĂ© ? L’avez-vous regardĂ©, faite, consommĂ©, testĂ© ?

Nous sommes nombreux et nombreuses Ă  n’avoir jamais ouvert un livre, un eBook ou un catalogue offert “d’une valeur de 80€”. Waw. Nous sommes nombreux et nombreuses Ă  n’avoir jamais suivi cette formation Ă  25€ ou ce webinair gratuit, ni n’avoir jamais mis ces gants gĂ©nĂ©reusement offerts par le commerçant (ça c’est mon cas personnel 🖐). Ce qui est gratuit ou dĂ©valorisĂ© dans son prix, transmet cette diminution dans sa valeur. Tout ce que nous obtenons Ă  la sueur de notre front est, forcĂ©ment plus fortement chargĂ© en Ă©motionnel, donc en utilisation et en conscience (nous ne l’oublions pas). Nous suivons assidĂ»ment sa manipulation et son application car il faut que cela soit rentable : les efforts se doivent d’ĂȘtres transformĂ©s en rĂ©confort, en progrĂšs. Le gratuit, l’offert, le cheap ne permet pas cela, car il ne nous coĂ»te pas.

Pour ma part j’ai mĂȘme pensĂ© Ă  offrir ces gants Ă  qui en aurait besoin autour de moi. Mais la honte m’empare quand je m’imagine les donner. Pourtant ce sont des gants, simples mais efficaces et en Ă©tat neuf ! Mais leur valeur â€Š Leur valeur est â€Š nulle. Elle est zĂ©ro.

Autre exemple. Pour les adeptes de jeux-vidĂ©os â€Š Que ressentez-vous lorsque vous jouez Ă  un jeu avec du cheat-mode activĂ© constamment ? C’est l’excitation au dĂ©part : nous avons accĂšs Ă  tout, nous tuons tout les ennemis, nous construisons tout ce que nous voulons, nous dĂ©truisons tout ce qui nous gĂȘne en un claquement de doigt â€Š C’est beau, c’est puissant. Mais aprĂšs ? C’est de l’ennuie, hein ? Du dĂ©sintĂ©rĂȘt ? De la lassitude ?

Je suis d’accord.

La rĂ©compense, la fiertĂ©, l’accomplissement, le rĂ©confort.

VoilĂ  ce qui nous rend heureux.

L’argent, outil de motivation et de progression.

Vous connaissez, ces personnes qui travaillent uniquement pour obtenir le chĂŽmage et partir voyager en Asie ou en Afrique, lĂ  oĂč ces individus pauvres peuvent ĂȘtre riches avec les allocations d’un autre pays ? Nous en connaissons presque tous. Ce sont des personnes biens, je vous rassure. Elles font le minimum pour avoir de quoi partir ailleurs, profiter des disparitĂ©s de la mondialisation. LĂ -bas, ils se sentent riches et c’est la seule chose qu’ils dĂ©sirent : sentir l’abondance, sentir la marge, le confort, la sĂ©curitĂ©, d’autant plus, avec peu d’efforts. Ils sont heureux. Quel est donc leur intĂ©rĂȘt Ă  travailler, Ă  collaborer avec leurs congĂ©nĂšres pour dĂ©velopper leur pays ? 

Aucun.

D’ailleurs, c’est un petit peu le mĂȘme mode de vie qu’un-e entrepreneur-e qui a rĂ©ussi : un jour, il se repose sur tout le travail rĂ©alisĂ© en amont pour dĂ©velopper une machine gĂ©nĂ©ratrice de richesses presque automatique (les allocations sont presque automatiques elles aussi). Sauf que l’entrepreneur-e aura changĂ© le monde, mĂȘme une petite partie, l’aura fait progressĂ©, aura amenĂ© d’autres personnes dans son ascension. Il ou elle aura crĂ©Ă© des emplois, des prestations, des ressources, des richesses. Il ou elle aura crĂ©Ă©, pas juste dĂ©pensĂ©.

Les opportunistes des allocations et des aides consomment (ce qui est une trĂšs bonne chose), mais ils ne crĂ©ent rien. Et l’équilibre crĂ©ation/consommation est en pĂ©ril : il forme des individus conformistes et dĂ©motivĂ©s qui seront de moins en moins prĂȘts mentalement Ă  prendre les risques nĂ©cessaires pour progresser dans un quelconque domaine. De plus, ils sont assistĂ©s par la rĂ©partition et la mise en commun des richesses crĂ©Ă©es par les autres. Vous devinez ce qui se passerait si notre sociĂ©tĂ© produit de moins en moins de crĂ©ateurs et de plus en plus de consommateurs ?

Elle tombe en faillite. 

L’équilibre crĂ©ation/consommation, gĂ©nĂ©ration/dĂ©penses est une rĂ©alitĂ©. C’est une question de pĂ©rennitĂ© Ă©conomique, nous ne pouvons y Ă©chapper.

Et voilĂ  ce que nous rĂ©primons par peur et par conformisme d’un salaire misĂ©rable mais rĂ©current, d’un “on-sait-jamais” et d’un CDI qui ouvre les portes Ă  tout. 

VoilĂ  ce qui nous coĂ»te. 

Et vous,
quels sont les coĂ»ts qui vous ont permis de progresser ?

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