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Le Journal d'un-e Solopreneur-e

📒 Est-ce que la crise va réellement nous changer ou juste nous rendre triste pendant 3 mois ? (I/III)

Ep#7 | Ne nous repentons pas uniquement lorsque nous saignons. Mais agissons tout autant après la convalescence, même une fois cicatrisé-e-s.

Toute bonne leçon commence par un inconfort, un obstacle, une difficulté. Elle offre du temps et de l’espace pour réfléchir, questionner, retourner et analyser. Ensuite elle reste. Gravée dans nos mémoires et dans notre peau, cette leçon nous a changé indéfiniment. Ce sont des apprentissages, des deuils, des pertes, des gains, des crises.

La crise sanitaire que nous vivons en 2020 est teintée d’une crise économique fragilisante mais aussi d’une rémission écologique et environnementale. C’est une leçon de vie. Mais elle risque de faillir et c’est ce que je redoute de voir : tant de belles prises de conscience pendant… pour un retour au sur-confort et à la surconsommation après.

Le changement est Ă  durĂ©e indĂ©terminĂ©e, sinon n’est que poudre aux yeux.

𝕮𝖍𝖆𝖓𝖌𝖊𝖗 – ᴠᴇʀʙᴇ : “CĂ©der (une chose) contre une autre” . “Changer (une chose) pour une autre” . “Remplacer (qqch., qqn) par une chose, une personne” . “Faire subir une modification” . “Rendre autre ou diffĂ©rent” . “Changer sa manière de vivre, ses plans” . “Modifier un Ă©lĂ©ment” . “Quitter un lieu pour un autre” . “Abandonner, quitter (une chose, une personne) pour une autre” . “Devenir autre, diffĂ©rent, Ă©prouver un changement”

Lorsque nous changeons, il n’est pas, dans les définitions, question de retour arrière. C’est une modification infinie. C’est une action à durée indéterminée : nous n’attendons pas une étendue temporelle mais bien une persistance. Jusqu’à la prochaine évolution positive nécessaire.

Je sais que “changer” est souvent péjoratif, notamment lorsque l’on parle de nous-même, de notre avis, de notre caractère ou bien de notre personnalité. Peut-être auriez-vous voulu rester la même personne que dans votre enfance ? Peut-être auriez-vous souhaité rester dans l’ombre et le faux pour avoir la fierté d’avoir gardé le même avis tout le long ? Peut-être préférez-vous être loyal jusqu’au bout parce que changer de chemise c’est égoïste ? Peut-être effectivement. Mais le monde change et il a besoin que nous changions avec lui. Juste, pas de la même manière que tout les autres.

L’évolution et la progression sous-entend un changement qui dure dans le temps et qui ne revient pas en arrière comme un boomerang. L’évolution de notre espèce sous-entend que nous changions réellement. Pas pour des bonnes résolutions jamais tenues, ou des challenges de x jours où tout revient au grand galop après la dernière journée. Mais collectivement et ensemble.

Les challenges ne sont que lieux de passages et de divertissement qui disparaissent aussitĂ´t.
Le mode de vie est une ressource, une fondation solide où il est possible de construire et améliorer.

C’est pourquoi les régimes échouent : ils imposent un changement d’habitudes brusque sur une durée limitée pour se targuer de résultats explosifs. Mais en bafouant le mode de vie de chacun-e, aucun changement n’est opéré. Quelques fois l’inverse se produit : la frustration parle et empire les problématiques de départ. C’est comme cela que nous reprenons plus de kilos qu’avant le régime diététique ou le challenge sportif. L’interdiction formelle et la rupture brutale de notre quotidien ne nous motive que par son achèvement : celui où nous pourrons reprendre, ensuite, le contrôle de notre vie et nous féliciter d’avoir tenu durant toute la durée déterminée.

Bravo, mais vous avez échoué.

L’après-crise : comment cela va-t-il se passer ?

Une fois la question “Qu’allons nous faire [maintenant] ?” posée pendant la crise — le confinement — la question suivante est “Que feront nous [après] ?”.
L’une est au futur proche, l’autre au futur simple. Effectivement, nous sommes noyées dans l’urgence, le moment présent, le court-terme. Nous devons nous organiser, coincé-e-s dans notre seule demeure.

Mais arrivera — et plus rapidement qu’imaginé — le moment ou nous devrons ressortir de nos tanières respectives. Il va arriver, ce moment, ou tout reprendra, où nous allons reprendre nos vies comme avant, ou pas.

Effectivement, il y aura un avant et un après COVID-19. Et je me demande comment sera raconté cet évènement mondial dans les futurs livres et manuels scolaires d’histoire.

Peut-être allons-nous oublier le fait que nous n’avons pas suffisamment écouté la science pour établir une véritable gestion des risques ? Que nous avons pris cela à la légère ? Que tous, autant que nous sommes, nous avions méprisé la dangerosité, nous avions évité de regarder en face la crise qui s’annonçait en la laissant aux asiatiques ? Et que nous avions céder à la panique en créant une pénurie de papier toilette et de pâtes ?
Peut-être allons-nous effacer nos moqueries, dès Décembre, envers les chinois et les coréens, affublés de masques et de combinaisons alors qu’en Mars nous pleurions pour en avoir ? Peut-être allons nous enlever le fait que nous avions voulus outrepasser le danger grâce à notre légendaire arrogance, façon Carla Bruni ?

Oh il n’y a pas a rougir ou a moquer. Nous faisions la même chose avant la fermeture des commerces, le 14 Mars 2020 à minuit. Moi la première, vous pouvez même me jeter la pierre. © TMC

Nous avons ressassé le passé, nos actes antérieurs. Maintenant c’est fait, n’en parlons plus.

Dans la stratégie de résolution de problème, il est essentiel de s’axer sur le futur. Le futur probable : le futur d’un point de vue pessimiste et le futur d’un point de vue optimise. Il y a alors deux options :

Laquelle de ces solutions pensez-vous adopter ?

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